Les deux épisodes de gel, dans les nuits du 20 au 21 avril et du 27 et 28 avril, ont impacté plus de 60 000 hectares sur 114 000 au total dans toutes les appellations, du Médoc à Sauternes. Le vignoble bordelais n’avait pas connu un gel d’une telle

 

Selon Yann Le Goaster, directeur de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux (FGVB), la perte atteindra au minimum celle enregistrée en 2013 : "Cela fait plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires potentiel perdu en deux nuits. On mesure l’impact pour l’économie. C’est évidemment la filière viticole et tous les fournisseurs de la filière" qui sont concernés, a-t-il ajouté.

 

Les parcelles ont cependant été atteintes de façon très variable, de 10% à 100% selon les endroits. "Il n’y a pas une zone de Gironde qui n’ait pas été touchée", a souligné Yann Le Goaster. Entre 80 et 100% des vignes dans le sud du Médoc, notamment à Margaux, sont concernées. Lalande-de-Pomerol, Blaye et les Côtes de Bourg ou encore Pessac-Léognan sont également très impactés. A Saint-Emilion, entre 70 et 80% du vignoble ont été touchés par le gel, selon la FGVB, précisant que seulement quelque 25% des viticulteurs sont assurés contre cette calamité.

 

Il s’avère par ailleurs que la plupart des vignes particulièrement touchées appartenaient à de petits récoltants pour lesquels l’impact économique sera dévastateur. Il semble bon de prévoir une hausse des prix logique, mais espérons-le, modérée. Au contraire, les terroirs les plus privilégiés ont été grandement épargnés et les Grands vins de Bordeaux ne devraient pas augmenter leur prix de façon conséquente. Ce serait même indécent.

 

A noter, l’initiative solidaire du négociant Jean-Pierre Moueix, qui a revu à la hausse les prix du vin en vrac de la récolte 2016 pour ré-équilibrer un peu la perte sèche engendrée par le gel intervenu dans le vignoble cette année.